Appel à candidatures pour la rénovation de deux pavillons de la Villa Médicis à Rome, destinés à accueillir pensionnaires et accompagnants : créer deux espaces distincts capables de soutenir la création, le bien-être et le sentiment d'être chez soi. Révéler l'identité propre de chaque pavillon plutôt que de les uniformiser. Concevoir une expérience qui accompagne des résidents aux besoins différents.
Une invitation rare et exigeante
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Il y a des projets qui n'aboutissent pas, et qui comptent quand même. Le concours de la Villa Médicis était de ceux-là.
L'appel à candidatures nous invitait à réimaginer deux pavillons : H et I, pour accueillir pensionnaires et accompagnants dans des espaces qui soutiennent la création, le recul, et le bien-être. Une invitation rare, exigeante, et profondément alignée avec ce qui nous anime.
Mais avant de dessiner quoi que ce soit, nous avons écouté les lieux.
Lecture des lieux avec le Bagua
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Chaque espace parle. Par ses volumes, sa lumière, sa position. En feng shui, le bagua révèle ce qu'un lieu est déjà en train de raconter, avant même qu'on y pose la main.
Les deux pavillons ne racontaient pas la même histoire. Ils n’appelaient ni les mêmes usages, ni la même manière d’habiter.
Le pavillon I, un espace d'élan
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Ses volumes droits, son rapport direct à l'extérieur, sa connexion immédiate au jardin et au monde. Tout ici résonne avec l'énergie du commencement. En feng shui, c'est la zone du bois, de la croissance, de l'impulsion créatrice. Il appelle ceux qui viennent chercher à l'extérieur de quoi nourrir un projet encore en gestation.
Un artiste seul, un couple au seuil d’un nouveau projet, une énergie tournée vers l’initiation et la rencontre.
Nous avons fait le choix de très peu toucher aux cloisons existantes, dont les volumes nous semblaient justes. Une seule ouverture, une seule libération. Celle de la cuisine sur le séjour pour que l'espace respire sans perdre son ossature.